William Klein raconte son goût pour le désordre sur le stand «Paris+Klein» du secteur PRISMES de Paris Photo, au Grand Palais. Pour cette exposition exceptionnelle William Klein a voulu rendre hommage à Paris, sa ville d’adoption, en proposant une installation originale de 33 tirages ainsi qu’une épreuve très grand format d’un mannequin salué par des marines américains sur le Pont Alexandre III juste en face...du Grand Palais.
De New York à Tokyo et de Rome à Moscou, il saisit la ville, ses rues, ses trottoirs, ses cafés et terrasses, les passants, les amoureux, les manifestants, toujours dans la vérité de l’instant, de l’inattendu et de l’accident.
Son credo: «No rules, no limits». Tout lui est permis. Il prend ce que l’on lui refuse, brise les interdits comme il casse les angles et néglige les réglages. Sa frénésie à photographier tout ce qui passe, bouge et vit dans la ville provoque chez lui une transe créatrice. C’est sa danse. La danse du photographe rythmée au son d’un orchestre tout sauf classique, plutôt «rock metal», tel celui qui se produisait le soir du 13 novembre au Bataclan.
Le Paris de William Klein c’est la réponse d’un photographe à la terreur de ce qu’il s’est passé il y a tout juste un an.





