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12 mai - 29 juillet
Polka Galerie

Alexander Gronsky

Schema

Schema IV. © Alexander Gronsky 

La galerie Polka est heureuse de présenter « Schema », la nouvelle série du jeune prodige de la scène balte contemporaine Alexander Gronsky. 

Après avoir exploré les régions les plus reculées de Sibérie, où la densité de population est inférieure à un kilomètre carré (Less than one, 2006-2008), les mégapoles chinoises de Shanghai, Chongqing et Shenzhen (Mountains & Waters, 2011) et les banlieues moscovites (The Edge, 2009 ; Pastoral,2011), le photographe continue d’interroger la photographie de paysage. 

Il envisage « Schema » comme une étape décisive dans son travail, un passage obligé vers une autre pratique photographique : il abandonne délibérément, et pour la première fois, le moyen format argentique au profit de procédés numériques. L’objectif : exploiter cette technologie à des fins artistiques en revisitant l’histoire du médium. 

Au-delà de la révolution des usages, dans quelle mesure l’innovation digitale transforme-t-elle le raisonnement, l’acte et les réflexes photographiques ? Dans quelle mesure contribue-t-elle à travestir pour de bon le réel d’une scène, d’un paysage et de son espace-temps ? 

Composée de diptyques, de triptyques et de polyptyques réalisés sur une période de dix ans, entre 2005 et 2015, autour du monde et notamment en Russie, au Japon et en Azerbaïdjan, la série « Schéma » reste une variation sur le paysage mais son esthétique se rapproche du snapshot.  

 « Schema » est un rébus, un algorithme étrange, un ADN non identifié, entre reportage, document et fiction. Immeubles lucifériens saisis à l’identique ou presque à des années d’écart, traversées de passages piétons faussement analogues, portraits de supermarchés revisités dans le rétroviseur... 

Sans retouche de post-production, Gronsky revisite les outils de son appareil photo. Le flash, la vitesse d’obturation, le temps d’exposition.  Il s’amuse du geste photographique en insistant sur le mimétisme, la sérialité, l’endroit et l’envers, la symétrie et la dissymétrie des jeux de miroirs, les variations de cadrages et la multiplication des angles. 

 Les scènes de « Schema » sont des idéogrammes. Le message est caché dans l’association des images et le sens se crée par le vis-à-vis.