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10 septembre - 29 octobre 2011
Polka Galerie

In Memoriam: New York - New York / L'oeil d'Istanbul / Monumenta

Ethan Levitas, Reza, Ara Güler, Ahmet Ertug

New York - New York
Clark, Levitas, Reisinger, Reza, Tannenbaum, Turpin

Entre témoignage et hommage, l’exposition collective «New York – New York » revient, dix ans après, sur le plus grand attentat de l’Histoire.
Tout commence le 9 septembre 2001. Le commandant Massoud, opposant à Oussama Ben Laden, est assassiné en Afghanistan. Reza, grand ami de Massoud, avait réalisé en 1985 le célèbre portrait du «Lion du Panshir». Le 11 septembre 2001, le vol 175 de la United Airlines se brise sur la Tour Sud du World Trade Center. Depuis 20 minutes, les journalistes commentaient le premier crash sur la tour Nord, croyant à un accident. Un silence glacé s’impose dans les rédactions : la nation américaine est attaquée. Un effroi qu’expriment les photos de Robert Clark : quatre clichés pris depuis le toit de son immeuble à Brooklyn : le photographe enregistre, stoïque, l’attaque.

Quelques instants plus tard, Klaus Reisinger puis Allan Tannenbaum sont au pied des Tours. Dans une ambiance de chaos, les photographes offrent au monde un témoignage puissant. Les Tours sont tombées, les rues sont plongées dans l’obscurité, étouffées par la cendre, il ne reste que des ruines qui se dressent telles des cathédrales. Dans les débris les pompiers appellent: « Hello, is anybody there ? Hello ?». Ils sont les nouveaux héros de la nation.

Dix années ont passé, la ville a gardé ses stigmates. Dix années durant lesquelles le photographe français, Jean-Michel Turpin, a suivi la convalescence de New York et des New-Yorkais. Le rêve est revenu, le patriotisme est resté, et les pompiers sont toujours des héros.

En 2011, Ethan Levitas a photographié les passants de Ground Zero. Ceux qui font de New York une ville encore plus forte, encore plus fière. Pour l’exposition, Ethan Levitas réalise une installation photographique, monument aux morts, aux rescapés, à New York. 



Ara Güler
L'oeil d'Istanbul

Ara Güler - le « Henri Cartier-Bresson turc » selon le bel hommage que lui rend son ami Marc Riboud – est un amoureux de son pays, la Turquie, et de sa ville, Istanbul. Ses premiers travaux réalisés sur les rives du Bosphore dans les années 1950 témoignent du dynamisme croissant de la ville. Dans le détroit, le trafic est intense, et les marchandises, volumineuses. Sur les flots, d’imposants paquebots chahutent les petites embarcations de pêcheurs.

Enveloppées de brouillard et de mélancolie, les photographies d’Ara Güler se nourrissent de références littéraires, picturales, cinématographiques – Federico Fellini, Elia Kazan, Orson Welles comptaient parmi les nombreux amis du photographe. Le témoignage photographique d’Ara Güler, « l’oeil d’Istanbul », est aujourd’hui entré dans le patrimoine de la ville.



Ahmet Ertug
Monumenta

La galerie Polka est heureuse de présenter les travaux du photographe turc Ahmet Ertug. Architecte de formation, Ahmet Ertug photographie les monuments qui ont une histoire. « Sérénité et force de l’image » sont les maîtres mots de son esthétique.

Prises à la chambre, les photographies monumentales d’Ertug jouent des ombres et des lumières. Elles dévoilent l’âme de ces lieux chargés de sens. Pour cette première exposition, la galerie Polka présente deux séries: Hagia Sophia, les images majestueuses de l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, et Palaces Of Music, la dernière production du photographe sur les opéras du monde. Sainte-Sophie ou Hagia Sophia, la « sagesse divine », est l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture byzantine. En photographiant l’intérieur, ses détails, et l’évolution de sa monumentale restauration, Ahmet Ertug lui a rendu un magnifique hommage. L’ensemble de la série est par ailleurs exposé tout au long de l’année dans l’enceinte même de la basilique devenue musée.

Les coulisses de l’Opéra Garnier sont solennelles : ses dorures, son plafond repeint par Marc Chagall, ses lustres. Les photographies de l’auditorium et du foyer de l’Opéra parisien, sous l’oeil d’Ahmet Ertug, deviennent de véritables icônes.