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Mario Giacomelli

Provini

Mario Giacomelli

Né en 1925 (Senigallia, Italie) et mort en 2000

Ces inédits, ses épreuves de travail qu’il appelait provini, étaient dans les tiroirs du grenier de son pavillon, là où il avait son atelier, son laboratoire. Lire la suite

« Ce ne sont pas des épreuves refusées — a expliqué son fils Simone — la vérité est que mon père ne montrait pas et ne publiait pas ce qui lui tenait le plus à cœur. Il le gardait pour lui, il avait peur que les gens ne le comprennent pas.

En 1963, il avait même voulu tout arrêter, il était en colère contre son propre travail. La nuit, il déchirait ses épreuves, il les jetait à la poubelle. Moi enfant je lui servais de modèle, ou plutôt ma silhouette en mouvement car je n’arrivais jamais à rester immobile.

Jusqu’à ce qu’en 1983, sorte la traduction italienne de Jonathan Livingstone le goéland de l’américain Richard Bach et il me demande à moi ce que j’en pense. Alors commence un travail sur les mouettes et les goélands qui a bien faillit lui coûter la vie. Un jour où il les photographiait au dessus de la décharge du port, il est tombé dans une fosse putride. Ce qui l’a sauvé, c’est son trépied qui était déplié. Mais il a conservé une odeur infecte pendant une bonne semaine. La poésie supportait son imagination et il détestait tout ce qui était description scientifique. « La Jument tachetée gris » de Giovanni Pascoli qui lentement s’éloigne au loin.

Oui il avait un esprit abstrait, il voyait les stigmates, il voyait les signes. »

«Je veux rentrer dans les choses. Je crois à l’abstraction dans la mesure où elle me permet de me rapprocher du réel.» Mario Giacomelli