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Stanley Greene

Black Passport

Stanley Greene

né en 1949 à New York (Etats-Unis)

Black Passport n’est pas un simple livre. C’est le journal de bord de l’homme qui se cache derrière le photographe : la pensée derrière l’image.

Fragmenté en scènes comme une pièce de théâtre, cet ouvrage de 45 pages concentre l’essence du personnage qu’est Stanley Greene. Il témoigne de son engagement pour des causes – la ­Tchétchénie, les oubliés de la Nouvelle-Orléans… –, mais aussi de ses "désengagements". Laissées à l’arrière-plan, ses compagnes – Caroline, Al, Vika ou Anna – n’ont visiblement pas fait le poids face aux décors tragiques de l’Afghanistan, du Soudan ou de l’Irak.Lire la suite

Si quelques moments semblent heureux – son quotidien parisien, le "sex, drug and rock’n’roll" de San Francisco –, la vie de Stanley Greene se compose plutôt de sombres périples, d’épisodes éphémères qui se déroulent comme les chapitres d’une fiction poignante, violente de générosité. Les photographies répondent aux textes courts, qui se perdent parfois dans des formulations intimes ou des citations empruntées au répertoire musical du reporter – on croise ainsi Tom Waits ou Miles Davis. Entre les lignes de textes s’égarent des mots scandés par une ponctuation brutale.

Ce témoignage est une esquisse, un écho très personnel qui résonne dans la noirceur des quatre coins du monde.