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Diane GRIMONET
"Je me demande souvent pourquoi toutes ces images, je n’ai pas de réponse. Dire que c’est pour que les choses changent, je trouve cela prétentieux. "
C’est en arrivant à Paris, en 1990, à 30 ans, que Diane Grimonet découvre la photo, qui deviendra la passion d’une vie. Par le biais de portraits de comédiens, elle devient photographe de théâtre et parcourt toutes les scènes de la capitale pendant sept ans. Son travail prend un tournant décisif lorsque, passant devant la Maison des ensembles, un squat, elle découvre le milieu des précaires et des sans-papiers. Elle commence à suivre le mouvement des chômeurs qui prend une ampleur considérable et le quotidien « Libération » lui demande de couvrir l’événement. Ses clichés en noir et blanc seront publiés dans la presse française et étrangère.
Dès lors, Diane se spécialise dans les sujets de société. En 2000, elle s’intéresse aux femmes en errance et réalise « Paris Ville lumière » qui sera exposé en 2002 à Perpignan lors du festival Visa pour l’Image. Festival où elle se voit nommée au Visa d’or dans la catégorie « magazine » en 2007. Le choix de Diane est de montrer la souffrance des sans voix: « Je m’assois parmi eux et ne dis rien. Je capte les vies qui ont basculé, les naufrages intimes, je guette les petits riens. » Des petits riens qui disent tant. Aujourd’hui, elle travaille sur un projet de longue haleine, entrepris depuis 2007 à partir de ses 10 ans d'archives photographiques, « 100 photos pour sans droits » et continue de faire œuvre de témoin de la misère ordinaire. ''Diane est une femme rare et précieuse. Sincère dans son combat, elle l'est dans sa fragilité aussi. C'est ce qui fait sa force. Cela fait plus de dix ans qu'elle suit le quotidien précaire des laissés pour compte de la société en France. Sans effets ni voyeurisme, Diane photographie. Jour après jour. Elle ne lâche pas. Elle est tenace dans son engagement, dans son empathie pour ceux dont elle se fait le témoin, la porte-parole. Le ton de son travail et son regard de photographe, simples, sont justes. Elle nous donne à voir la misère droit dans les yeux. Sa photographie utilisée comme un témoignage, une preuve par l'image de la détresse, de la "non assistance à...". Souvent, elle avoue simplement: "Je n'en peux plus". Et pourtant, elle continue, sans relâche." Retrouvez ici l'interview France-Info de Diane Grimonet par Jean Leymarie. Prix
Exposition « C'est ainsi que des enfants vivent » dans le val de marne présentées dans le cadre de l’année européenne de lutte contre l’exclusion et la pauvretéProjection au 6 ème festival d'Angkor, Cambodge sur le thème du logement et de l'immigration en France Labellisation du projet" Regard sur une décennie de précarité en France" au titre de l’année européenne 2010 de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale Exposition à la Galerie FAIT & CAUSE à Paris " Regard sur une décennie de précarité en France". Exposition sur le Parvis de Notre Dame à Paris pendant le 10 ème festival de la rue organisé par l’association « Aux captifs, la libération » Projection : « Les hôtels de la honte », Visa pour l’image, Festival international du photojournalisme, Perpignan, 2009 Prix international de la Parole libre- Club de la presse de Provence, 2008 Projection de "100 photos pour sans droits" (10 ans d'archives sur les sans- droits), nomination aux Visas d'or Magazine, Visa pour l'image, Festival international du photojournalisme, Perpignan, 2007 Expositions
« Regard sur une décennie de précarité », Mairie du 13 ème arrondissement, Paris, 2011"Non assistance à?..." Mars à Mai 2010 Galerie FAIT & CAUSE, Paris "Cachan, un camp de réfugiés aux portes de Paris", Festival Migrant’scène, Centre d’Animation Les Halles - Le Marais, Paris, 2007 "Paris, ville de lumière", Imagiques, France, 2003 "Paris, ville de lumière", festival Visa pour l’Image, Perpignan, France, 2002 |