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Kosuke OKAHARA
« Je continue de photographier les histoires qui me
touchent. » La première qui bouleverse Kosuke Okahara est celle du Kosovo. De là, le désir du jeune homme de devenir photographe, son intérêt pour l’« Ibasyo » qui correspond, en japonais, au « lieu de l’existence physique et émotionnelle des individus », à la « paix intérieure des gens ». Né en 1980 au Japon, Kosuke Okahara n’a de cesse d’arpenter le monde, de traquer la souffrance humaine, en Asie, en Afrique, en Amérique du Sud. Celle des réfugiés du Darfour, des drogués et de leurs dealers en Colombie, des jeunes japonais qui se mutilent. Le regard du photographe
est empreint d’empathie, jamais de pitié. Comme lorsqu’il aborde la condition des lépreux en Chine : « C’était important pour moi de ne pas les montrer comme des victimes. » Un travail pour lequel il a reçu la mention honorable au prix Kodak de la Critique Photographique en 2007. Kosuke Okahara devient membre de l’agence Vu’ la même année. Ses photos ont été exposées au Tokyo Metropolitan Museum of Photography, au musée d’Art asiatique de Fukuoka, au Kiyosato Photo Art Museum, à la Nikon Gallery de Tokyo, et au Foreign Correspondents’ Club de Thaïlande. Elles ont fait l’objet de publication au Japon et aux Etats-Unis. |