Gérard Castello-Lopes est né à Vichy, le 6 août 1925, d’un père portugais et d’une mère française. Il a vécu à Lisbonne, Cascais et Strasbourg, avant d’élire plus tard résidence à Paris. Dans les années cinquante, il reprend « Filmes Castello-Lopes », la société de distribution cinématographique créée en 1916 à Lisbonne par son père. Véritable touche-à-tout, il est tantôt assistant réalisateur, acteur, auteur ou critique cinématographique.> Lire la suite
Il se consacre à la photographie à partir de 1956 après avoir découvert dans une librairie parisienne Images à la sauvette de Henri Cartier-Bresson. Pendant 10 ans, en marge de son travail de distributeur de films, Gérard Castello-Lopes sort dans la rue – à Lisbonne, à Bruxelles, à Rome, à Prague, et photographie ce qu’il voit.
Subitement, en 1966, il abandonne la photographie, ce pendant près de quinze ans. Durant cette période, son travail tombe dans l’oubli.
En 1974, après quarante ans de dictature, la révolution des Oeillets entraîne la chute de l’Estado Novo salazariste. Et ce n’est qu’en 1982 que Gérard Castello-Lopes est expose pour la première fois à la Galerie Ether à Lisbonne.
Alors, le Portugal capturé par Castello-Lopes n’est déjà plus : c’est maintenant une démocratie qui poursuit son développement économique et s’apprête même à entrer dans l’Union européenne. Ses photos trouvent une résonance historique : à mesure que les années noires de la dictature s’éloignent, Gérard Castello-Lopes devient l’une des rares personnes à avoir photographié le Portugal de cette époque.
Dans la foulée du succès de cette exposition, il reprend la photographie, délaissant partiellement les sujets humains pour se tourner vers une photographie plus plastique et épurée. Il meurt le 12 février 2011, à l’âge de 85 ans.